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seule issue
joie de vivre respect et partageseule issue




mesurer la réalité et prendre les mesures


joie vision

Le pouvoir des actionnaires grossit.

Le pouvoir des
citoyens maigrit.


no


Entre ignorance, lacheté, complicité et résignation,

l'humanité fait le trottoir.



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TOUS DANS L'EMBARRAS

SOLIDITE SPIRITUELLE

RAISONS D'ESPERER

FAUT-IL DES CHEFS

FAUX ANGELISME
DES DIRIGEANTS

 CONDITIONNEMENT
DES DIRIGES

INNOCULATION MANAGERIALE DE LA CULTURE VENALE


 AFFAIRISME PREDATEUR
NOUVELLE FORME DE FASCISME

 COMPRENDRE LA MANIPULATION

 GAGNER L'INDEPENDANCE


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SUJETS
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11 sept. 2001
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ange obama
angélique oréole


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tares académie



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SI J'ETAIS PERFIDE
JE SERAIS DIEU


HEUREUSEMENT IL M'ARRIVE D'ETRE ASSEZ TENDRE POUR NE PAS Y CROIRE



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" Accepter la recherche de profits dans les activités humaines c'est accepter de renoncer aux valeurs humaines"




nous ne sommes pas des sauvages tout de meme
VALEURS HUMAINE :

développer sa relation aux autres,

travailler en coopération,

dialoguer ensemble et résoudre les conflits,

se nourrir de sentiments dénués de cupidités et fondés sur le ressenti humain pour l’essence humaine de soi et de l’autre"




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exploiter plus pour manger plus

"Le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l'homme se rendit compte

qu'il était plus rentable d'exploiter son prochain que de le manger.
"



- Lytle W. Robinson



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900 millions
de crève la faim

Et moi
et moi
et moi

avec mon régime végétarien

Et tout le wisky que je m'envoie

J'y pense
et puis j'oublie

C'est la vie
c'est la vie


Dutronc 1967




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esclavage des femmes - 1960
promotion de l'esclavage des femmes - 1960



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management signal



management, nom masculin
Ensemble des techniques d'organisation et de gestion de l'entreprise.(Anglais: management).



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réduire au silence



affairisme
, nom féminin
Attitude qui consiste à tout assujettir à l'argent sans scrupule



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cocacolisme
Parfum des agités enculeurs



Assujettir, verbe
Soumettre, rendre esclave, ranger sous sa domination



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liberté chérie



affranchi, adjectif et nom Qui manifeste une indépendance absolue à l'égard des conventions
morales ou sociales.



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récupération détournement des idées vertes



compromission, nom féminin (de compromettre) Fait d'exposer quelqu'un, de s'exposer à un préjudice moral ou d'engager sa réputation dans une affaire douteuse ; arrangement conclu par lâcheté ou intérêt : Accepter n'importe quelle compromission.



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jouer sans portefeuille et sans se marcher dessus



équité, nom féminin (latin aequitas, -atis, de aequus, égal)
Qualité consistant à attribuer à chacun ce qui lui est dû par référence aux principes de la justice naturelle
Caractère de ce qui est fait avec justice et impartialité : L'équité d'un partage.



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la vie de père et mère pour une prime


vénalité, nom féminin
Caractère de ce qui se cède en échange d'argent, au mépris des valeurs morales



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Ahuri

Immature

Crédule

Fasciné

Tenté

Déprimé


Subjugé

Torturé

mais masochiste,
heureusement...








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Quand un
vaut mille
c'est que
les maths
n'existent plus


vandalisme de l'ordre public



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pantin et pantomine


Trop longtemps l'humanité
s'est soumise
aux lois désespérantes
du libéralisme.




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TRADUCTION DU
language managérial

j'assume veut dire :
je délègue

J'écoute veut dire : je m'en bats les C...

l'entreprise avance veut dire : les effectifs baissent

un individu courageux veut dire : un serviteur servile

augmenter la performance veut dire : augmenter les dirigeants

etc.

Inlassablement, le management
tente d'anéantir
l'humain qui se manifeste
en chaque salarié




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sans achat pas de bonheur

La perte d'espoir serait la pire des violences perpétuées par ce sytème



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haiti dignité


Au milieu des ruines, malgré le manque de tout, la mère haïtienne tente de préserver la dignité pour son enfant... 



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Les manipulations mentales
au sein
des entreprises épuisent et démolissent.


Ne serait-elles pas qualifiables d'escroquerie
en bande organisée ?




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guerre économique



MONDIALISATION
CONCURRENCE

MANAGEMENT
DES SOLDATS



Extrait de
"à l'usage des rustres
et des malpolis"
de Pierre Desproges

L'ennemi est trés utile.

Sans ennemi, les guerres seraient ridicules.

Mais comment reconnaitre l'ennemi ?

Voici quelques critères de base permettant à coup sûr de reconnaître l'ennemi.

 L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui !


J'en ris encore ! HI HI HI !



stupide management





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no




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maso soumis

ÉNONCÉ DU PROBLEME


PUISQUE CHACUN PEUT COMPRENDRE





Pourquoi ce sentiment grandissant de dépendance et de servitude ressenti par la plupart d'entre nous ? Pourquoi toujours plus de complexité et de difficultés pour trouver une place décente ? Pourquoi l'individualisme ratatine les caractères de chacun ?
La santé physique est liée à la santé psychique. Face aux rudesses anxiogènes de ce monde, il est peu de meilleur remède que la réflexion. En énonçant un problème nous pouvons mettre en relief ses aspects essentiels. Le chemin du bien être consiste avant tout à ne pas rester inerte, à éviter la résignation et à construire sereinement son émancipation. Le mensonge est la religion des maîtres et des esclaves. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas d'émancipation possible sans considérer la vérité - aussi douloureuse à admettre soit-elle. Appliquons nous donc à coller notre esprit à la réalité pour ensuite tenter de détecter ce qui ne va pas. Les solutions pourront alors être envisagées, et cela bien entendu, avec toute la confiance nécessaire pour ne pas être guidé par la peur (de la mort, de l'enfer, de l'autorité...) ou par dépit. Il ne faut plus se contenter du maigre espoir d'une éventuelle consolation (la caresse, la prime, la promesse du paradis, etc.). La joie de vivre, le respect, le partage, bref la solidité spirituelle est à ce prix.vente d'humain et dictature des prix



Il y a notre "douce France" avec son roquet,
son capitalisme sans limite et sanguinaire,

sa bourgeoisie puante
et ses petits vieux vivant avec 400,00 € par mois
qui ne sortent plus

tellement ils ont hontes d'eux
et qui fondent en larmes
aux premiers mots du facteur

qui leur apporte le dernier recommandé d'impayé d'edf.
Bref "le fascisme de renard"
(Michel Onfray, La puissance d'exister, 2006).



infernal engrenage
CE MONDE : Avilissant pour la majorité, infligeant la pauvreté malgré toute l'abondance, et présentant d'innombrables raisons d'avoir honte de lui, ce monde est d'une consternante inconséquence. Ce qui amène à se poser la question suivante : D'où vient que les hommes acceptent de suivre les règles d'un monde dont personne ne peut être fiers ? Les enchainements de l'histoire montrent que les mécanismes torsionnaires reposent sur un héritage d'ambitions individuelles et de complicité collective. De nos jours, les exploiteurs ne s'affichent pas comme les seigneurs, les bourgeois, les anciens patrons. Le torsionnaire actuel est 
déshumanisés (système de management). Le pouvoir économique s'est doté de caporals pour maximiser les profits et les véritables donneurs d'ordres restent dans l'anonymat. Par ailleurs, les organisations collectives du peuple capables d'atténuer cette grande farce sont à l'agonie.






Il nous reste la charité, me diriez-vous ? Certes, les organisations charitatives et les associations humanitaires tentent d'atténuer la violence du système. Néanmoins, elles contribuent à maquiller le capitalisme, lui offrant le masque prestigieux des bénévoles et ne règlant en rien le problème des injustices. La charité rend les innégalités acceptables et permet de cautionner un système qui pourtant porte en lui les ressorts d'une autorité aliénante pour la liberté de chacun et pourvoyeuse de malaise et de suicide collectif (orange, agriculteur, traders, à qui le tour).





je suis dieu

SOLIDITE SPIRITUELLE



   



Quels sont les mécanismes qui aboutissent à cet état de résignation où l'individu accepte sans révolte de délaisser ses aspirations, de servir des intérêts qui l'oppresse et se soumet à la volonté de l'autorité illégitime du capital qui sévit aujourd'hui en tout point du globe. Dans un réquisitoire contre la tyranie (
Discours de la servitude volontaire), dés 1549, La Boétie tente d'expliquer l'étonnante et tragique réussite de la tyranie; Certes le tyran, avec les outils à sa disposition, s'accorde la liberté de tyraniser, mais il y a aussi le peuple qui subit sans objection. Le pouvoir n'ayant que la force et l'étendue que veulent bien lui donner ceux qui le subissent, tentons d'identifier les principaux facteurs de servilité des individus à l'actuelle autorité qui est tellement abrutissante pour notre humanité.


1/ Immaturité : (ne pas savoir ce qu'on veut)

Le facteur principal de la soumission d'une personne est son immaturité spirituelle. C'est à dire que la soumission est plus facile à obtenir chez les personnes qui n'ont pas grandit et qui sont donc restés fragiles et influençables comme l'enfant. Regardons les étapes de croissance de l'enfant. Tout d'abord, l'enfant a un vocabulaire trop limité pour s'expliquer, et a du mal a identifier la source de ces informations. Ce qui limite sa capacité à donner son avis et donc a participer aux processus décisionnels. Ensuite, la conscience est beaucoup plus fiable mais reste trés influençable et trés sensible au prestige de l'adulte. Certaines personnes ne parviennent pas à l'état de maturité de l'adulte et ont tendance à rester désireuses de faire plaisir et de se soucier individuellement de l'approbation des "décideurs", sans jamais développer d'esprit critique ni de conscience sociale (citoyenneté).


2/ Crédulité : (se persuader d'un ordre immuable)

La crédulité bride le développement spirituel car elle participe à l'acceptation du pouvoir grâce aux facilités qu'elle donne à la croyance qui dicte sa morale aux mépris des aspirations légitimes du libre choix. Par exemple, elle persuade que la félicité n'est donnée qu'aux sujets obéissants. Elle favorise la soumission des sujets qui en sont atteinds, notamment par les ficelles de la consolation, voire la promesse d'un paradis aux plus dociles. La croyance religieuse dicte que les choses sont ainsi, que l'on n'y peut rien et que les peines sont des épreuves envoyées par la ou les suprêmes divinités. La cruauté des dominants est supportable pour celui qui croit que sa souffrance est voulue par Dieu et est la garantie de gagner un ticket pour le ciel. La crédulité permet aussi les manipulations par la peur. Dans l'univers des croyances, celui qui ne croit pas est condamné à aller en enfer. Que ce soit par la peur des menaces religieuses ou par espoir de consolation, l'individu, s'il est crédule, adhère à ces postulats mystifiants - et ainsi - favorise la persistence de sa faiblesse spirituelle et brise une part de son apprentissage du libre choix et du sens des responsabilités.


3/ Fascination : (tomber sous le charme d'une autorité)

Notons un autre mécanisme d'assujetissement : la fascination pour les célébrités, pour les chefs, pour les insignes de pouvoir. La servilité s'introduit ici par le biais des fantasmes suscités par le prestige et la notoriété. L'esprit critique de l'esclave succombe à l'attrait irrésistible et paralysant exercé par un personnage (PDG, ministre, pape, , etc.) ou une institution (état, télévision, expert, etc.). Les symboles érigés à la gloire du pouvoir (monuments, cérémonie, rituels, insignes, etc.) renforce le phénomène. Tous ce qui est perçu comme représentation de l'autorité (notamment la télévision) n'est pas remis en cause par l'individu sous l'emprise de la fascination. A noter que ce phénomène se renforce avec le confinement qui créé une intimité aboutissant à une forme de dépendance. On dit que l'individu touché par la fascination intimise les personnages qui, parfois, le fascine jusqu'à la totale dépendance. L'individu n'est pas lui même, ne fait rien par lui même et devient le sujet de ceux qui le fascinent.


4/ Tentation : (opérer dans l'art de la servilité pour l'appat d'un gain subtentiel)

L'individu se métamorphose en courtisans rampant, lèche bottes, qui feint le bonheur et flatte son supérieur volontairement, dans le but d'obtenir quelques faveurs. Dans la tentation, les hommes évoluent et se fixent des objectifs en se soumettant volontairement au pouvoir d'un seul, dans l'espoir d'attirer son incommensurable bienveillance. Par une sorte de faiblesse de volonté, l'apprenti soumis renonce à ses valeurs au profit d'une satisfaction matérielle ou morale obtenue dans une relation vénale.

 
5/ Dépression : (s'accabler)

Avec la déprime, l'individu s'accable, se sent moins fort, incompétant et cède sa liberté et ses responsabilités à ceux qui à ses yeux, sont plus costauds que lui. Ce facteur est le résultat de la combinaison des 4 premiers facteurs (immaturité, croyance, fascination, tentation) sur l'esprit de celui qui déprime et qui s'efface.


6/
Hostilité : (malveillance envers ses semblables)

La méchanceté est intemporelle et universelle. Elle est le plus souvent la suite de la depression. Certains hommes se montrent méchants, suspicieux envers leurs semblables. Ils ne les aiment pas beaucoup, les haissent quelquefois, songent à leur faire du mal et même leur en fait. Ils iront même jusqu'à les tuer dans certaines occasions, comme par exemple, en temps de guerre. Cette animosité est de nature à renforcer la violence sociale et le repli sur soi et donc à atténuer tout esprit fraternel de coopération et de partage du pouvoir. Le pouvoir n'étant pas partagé, il se concentre encore davantage entre les mains de ceux qui le détiennent déjà.


7/ Masochisme : (aimer subir des souffrances)

Les liens qui se nouent parfois entre les relations de pouvoirs et la sexualité dans l'intimité des couples montrent que soumission et domination touchent à des pulsions trés archaïques non loin de l'hostilité. Une pulsion de mort retournée contre soi (selon FREUD) que l'on appelle masochisme se transpose parfois dans la vie en société, et affecte quelques individus de la population qui trouvent plaisir à se soumettre et à se faire humilier. Il va sans dire que les individus entretenant des penchants sado-masochistes sont des "terrains" favorables à la servilité.


8/
Subjugation collective : (rejoindre ce qui est le plus attrayant pour le plus grand nombre)

N'oublions pas l'hypnose collective qui tend à contraindre chaque individu à se soumettre à un engouement commun pour un chef, un idéal, une mode. Il est déterminant depuis le développement des techniques de communication actuelles comme la télévision. En effet, ce média maintient le totalitarisme tranquille du spectacle en créant l'aspiration populaire à partir des messages (rumeurs, signaux subliminaux, reportages sensationnels, informations partielles) qu'il diffuse. En ces temps de faiblesse spirituelle, "La télévision représente l'autorité principale qui modèle les sentiments, les pensées et les actes et qui décrète la moralité et les rituels" (Jean Léon Beauvois - science humaine) pour tous ceux qui se soumettent à la subjugation collective.




RAISONS D'ESPERER



Du coup, forts de cette panoplie de facteurs de soumission présente parmi la population, le pouvoir n'a pas besoin d'être respectueux, juste et légitime. Dans ce contexte de résignation, les dominants initient les transactions du clientélisme que les individus spirituellement faibles acceptent. D'un côté s'agitent les maîtres qui excellent dans l'art de manipuler et de diviser. Ils accordent à certains des privilèges et des parcelles de leurs pouvoirs et méprisent les autres. En multipliant les niveaux hiérarchiques, les faveurs (et les discriminations), ils s'assurent une part de clients, de croyants partisans et de courtisans.

De l'autre côté du clientélisme, il y a les serviteurs, clients, qui, par renoncements et par arrangements, se soumettent à la loi des princes pour se procurer des avantages. Notons que, marchant dans la combine, une bonne partie de la foule se met dans l'embarras. En effet, portant en elle une part de responsabilité dans sa propre sujetion par une sorte de soumission volontaire, la foule se rend complice des abus des pouvoirs.

Cependant, toutes les raisons d'espérer existent. Chacun peut comprendre qu'il est bénéfique de s'affranchir du grand malaise qui pèse sur nos existences. Comme l'on fort justement compris les gens qui ont connu le nazisme, pas de paix durable sans justice sociale...

Tout édifice qui repose sur la lacheté ou la rivalité est un lieu de guerre. Et toute guerre n'est que nuit et brouillard où "tout le monde se tait, en essayant de se convaincre que ce qui se voit, ce qui se fait, ce qu'on apprend de nous même et des autres n'est qu'un cauchemar passager. Les guerres sont sans mémoire, et nul n'a le courage de les dénoncer, jusqu'au jour où il ne reste plus de voix pour dire la vérité et où l'on s'aperçoit qu'elle sont de retour pour dévorer encore toutes celles et ceux qu'elles avaient laissés derrière elles. Et quand vient la paix issue de la guerre, elle a l'odeur de celle qui s'abat sur les cometières et les prisons, linceul de silence et de honte qui pourrit l'âme et ne s'en va jamais." (Carlos Luiz Zafon - L'ombre du vent)

Oui, chacun peut comprendre qu'il ne faut plus se contenter de se taire. L'individu est parfaitement fondé à remettre en cause les formes d'autorités politiques  aussi liberticide que celle basée sur le capitalisme, qu'il soit libéral ou modéré. Il y en a marre de l'avidité des puissants, de la passivité de la majorité, du consensus et du clientélisme où finalement se déclinent la honte, l'irrespect, l'insécurité, l'insatisfaction et la décadence généralisée.

Dans les actes de tous les jours, rien ne compte davantage que la santé de soi, des autres et de la planète. Malgré qu'elles soient souvent citées mais toujours banit de notre système, les valeurs humaines demeurent dans nos rêves. Elles consistent simplement à développer sa relation respectueuse aux autres, à son environnement, à travailler en coopération, à dialoguer ensemble et résoudre les conflits, à se nourrir de sentiments dénués de cupidités et fondés sur le ressenti humain pour assumer l’essence humaine de soi et de l’autre.




Faut-il des chefs ?

Biensur qu'il faut des chefs. L'homme se dote de hiérarchie et de chefs du fait des nécessités naturelles qui s’imposent à toutes communautés. Quelque soit son niveau (local, regional, national, international) et son domaine (artisanat, industrie, médias, administration, etc.), cette dotation, si elle n'est pas qualifiée peut mener à des prises de décisions irrationnelles, ne tenant pas compte de toute la réalité humaine et entrainer vers des extrémités plus ou moins infernales. Afin de ne pas tomber dans ces extrêmes, le chef doit se donner une légitimité qui aille bien au delà de celle de la nécessité. Par exemple, un chef doit être choisi le plus démocratiquement possible. Il doit avoir des talents d'organisation, de coordination, en lien étroit dans le temps et l'espace avec les activités sous sa responsabilté. Il doit au moins posséder toutes les compétances de ses subordonnées et, de plus, faire preuve de compétences supplèmentaires.







Faux angélisme des dirigeants

Incompétent mais carriériste :

Quelle que soit l'époque, les plus hautes responsabilités ne sont pas prises par les plus aptes mais plutôt par les plus opportunistes. Les individus accèdent aux rôles de dirigeants non par vocation mais simplement par intérêts personnels. Prêt à tous les risques, surtout si ce n'est pas sur eux qu'ils pèsent, ces spécimens perfides sont surtout forts habiles pour tisser un réseau relationnel permettant d'assoir leurs pouvoirs parmi leurs semblables. Le plus souvent, ils puisent leurs légitimités non par leurs actes mais par leurs capacités à accorder des privilèges à leurs clients, à écarter les honnêtes gens et à hypnotiser la masse la plus docile de la foule.
Sous des apparences angéliques, passionnés de magouilles, suffisants et peu scrupulleux, véritablement nuisibles, en coullisse, ils se regroupent et s'associent en confrérie, pour réaliser des transactions vénales, des alliances d'intérêts innavouables, pour spéculer sur des opérations permettant le détournement de masses colossales d'argent, et pour assurer la coordination de l'exercice de l'autorité et de la force et de pérenniser le système et le maintien des couches sociales à la place qui convient à leurs intérêts.

Conquête et maintien du pouvoir :

Le pouvoir s'est parfois mis au service de la population. Notamment à la sortie de la seconde guerre mondiale, où, durant une brève période, l'aspiration populaire à la paix l'a emporté sur l'avidité du capitalisme. Aujourd'hui, le pouvoir n'est plus qu'économique. Il est à la solde du pouvoir. Parmi les outils de son arsenal stratégique de domination, la secte des décideurs fait appel aux rouages de la communication moralisatrice. Participant à la crédulité reignante, cette alliance permet d'encrer les dynamiques d'acceptation de la domination dans la croyance populaire. Par le passé, les rois occidentaux associés à la religion catholique se sont auto-proclamé "envoyé divin". Ce postulat a permis aux rois de fortifier leurs ascendants psychologiques sur le commun des mortels de manière à anéantir toute possibilité ou volonté de réaction de la part des population. Comme par hasard, dans cette religion, l'homme est à l'image de Dieu, et Dieu est un personnage violent, bélliqueux, capricieux, impitoyable, injuste, minable, comme presque tous ces puissants qui trouvent en la divinité toutes les justifications à leurs indécentes statures.



Conquête du pouvoir : Parmi les dispositions permettant de veiller de s'assurer l'asservissement de chacun au intérêts du pouvoir est de gérer au plus bas le niveau de clientélisme. Tout individu dans la précarité étant plus facile à soumettre, il s'agit de maintenir la valeur du travail à sa limite la plus basse et la durée du temps de travail à sa limite la plus haute.

Maintien du pouvoir : Sont mises en oeuvre les transactions du clientélisme. A l'origine, le clientélisme était la relation qui, à Rome, unissait un patron à son client. Le client ("celui qui obéit"), de position sociale modeste, se mettait sous la protection du riche, qui lui assurait une aide matérielle régulière en échange de divers services : appui électoral, accompagnement au forum, soutien lors des procès.




Actuellement, surfant sur la vague de la marchandisation du travail, des hommes, de la nature et de la monnaie, les puissants captent les dispositifs au service des gens mis en place après avoir identifié les raisons de la montée d'hitler, pour les rendre rentables. Par exemples, la solidarité autour des régimes de retraite est versée en paturage au boursicotage aux travers des fonds de pension.


Par ailleurs, les puissants soignent les apparences sur l'exercice de l'autorité pénale sensé protéger et de la force militaire sensée défendre.
En fait; les états ne se contente plus de punir les pauvres, ils punissent les luttes, choisissant le terrain pénal et la guerre en réponse à la detresse sociale. Le but étant d'intimider les insoumis pour étendre encore le pouvoir de dépouillement durable de la souveraineté des populations.


Nous pourrions penser que les structures démocratiques de nos pays modernes permettent de préserver la liberté des peuples. Qu'en est-il réellement ?






humiliation





Conditionnement
des dirigés






  • Croyance résignation
Actuellement et comme auparavant, pour faciliter la soumission, la répression est soutenue par un ordre moral inquisiteur. Sous un faux angélisme protecteur, les notions juridiques d'interdits sont accentuées, (attroupement, tenue vestimentaire, identité, tabac, alcool) afin de faire reigner un sentiment de suspicion et de culpabilité latente dans le psychisme populaire. Dans les sociétés trés hiérarchisées, basées sur la domination, telles les sociétés occidentales, subsistent les notions d'êtres autorisés et d'êtres interdits ou d'êtres supérieurs et d'êtres inférieurs. Ainsi, à une époque, la morale religieuse qualifiait la femme de sous produit de l'homme. Parmi les complices du pouvoir, il fut quelques savants eugénistes qui ont soutenus que l'homme noir était un sous-blanc, que le paysan était un animal juste bon à travailler pour son seigneur, et que l'ordre naturel voulait qu'il y ait des personne au dessus et d'autre en dessous. Dans les années 1960, l'école religieuse, en France, apprenait aux fillettes qu'elles ne seraient, toute la vie, que des bonnes au service de leurs maris.

Pour parfaire ce stratagème trés utilisé aujourd'hui dans toutes les activités humaines, est aussi utilisé les ressorts systèmique où les individus ne sont plus mesurés que pour la valeur économique qu'ils représentent. Les dirigeants n'ont toujours pas cessé de prendre les individus pour de la marchandise. Ainsi, le travail n'est pas respecté. Il n'est assimilé qu'à un produit qui coûte et qui rapporte. Le travail est donc soumis aux lois impitoyables qui règlent le mouvement des prix. Et l'individu se trouve évalué, méprisé, réduit à l'état de produit. A la source de la violence se trouve les structures même de la société capitaliste. A voir la promptitude de nos société a l'agression et les moyens mis en oeuvre pour punir et, a coté de ça le peu de moyens affectés à la dignité de chacun, aux aides et aux sauvetages, il nous est permis de penser que les rouages de notre systèmes "moderne" et donc de ceux qui le dirigent favorise la honte, la confusion et la déprime généralisée.

  • Fascination : 
Les cadeaux empoisonnés de la nature nous montrent à quel point les apparences sont trompeuses. Derrière les couleurs vives et attirantes de certaines plantes (bouton d'or, lauriers roses, etc.) ou de certains animaux (grenouilles amazones, serpent corail, etc) se cachent des organismmes sécrétants des substances extrêmement toxiques. Des endroits aux visuels d'une beauté ahurissante comme le sahara sont aussi des milieux forts hostiles. Tout ceci pour dire à quel point il nous faut être prudent lorsque nous succombons aux charme d'une entité aux abords séduisants. Tout ce qui crève les yeux rend aveugle.
Course à l'audimat, informations formatées, clonage du journalisme, reportage déformant la réalité pour la rendre spectaculaire, messages publicitaires répétés, à la limite du harcellement, emballages racoleurs, vitrines scintillantes, pitres médiatiques aux airs de savants, spectacles stupéfiants ou traumatisants, photos systèmatiquement retouché, etc.. Les communications de la presse, des médias, les communications internes et externes d'entreprise, y compris les communications ministérielles semblent toutes chargées de manipuler les foules. Autant de manifestations qui suscitent en nous une fascination qui aurait tendance à influencer l'opinion, à affecter l'esprit critique et la capacité d'analyse de chacun d'entre nous.

  • Arrangement :
L'arrangement consiste à se représenter la réalité pour se justifier un comportement au services de ses propres intérêts. Ou de refuser de prendre en compte un savoir par facilité ou par suffisance. La subjectivité qui arrange revient aussi à rendre le réel incroyable pour raisons sentimentales, psychologiques, philosophiques, etc.. L'absence de vérité peut aussi venir d'un dénie par caprices ou d'une réaction défensive face à ce qui fait trop peur. Et par dessus tout, en matière d'opinion erroné, il y a le phénomène qui consiste à paniquer devant tout ce qui apparait non conforme lorsque l'esprit est contraint par une morale ou un pré conditionnement qu'il soit autoritaire, éducatif, publicitaire ou culturel.
  • Propagande subliminale :
Conscients des faiblesses présentes en chaque individu, les pouvoirs actuels développent les outils de communication permettant de maintenir la domination. Tout d’abord examinons les principaux signalements de pollution de notre quotidien. Nous pouvons observer que, tous les jours c’est la même représentation. Pendant la journée, dans les entreprises, les centres commerciaux et les autres lieux d'activités, nous sommes confrontés aux multiples dispositifs de dressage dictés par les larbins du pouvoir économique et, le soir, dans nos salons, assis durant de longues heures nous sommes face à une lumière commerciale scintillante et sonorisée qui nous martèle des mêmes slogans dogmatiques et brefs. D'innombrables images publicitaires pénètrent nos cerveaux et uniformisent nos goûts. Une communication intrusive qui tend à promulguer l'idée qu'on ne peut se permettre de construire un monde avec des idées respectables mais uniquement avec les lois du marché. Le pouvoir économique détiend toutes les activités dans le domaine de la communication. Et ça se voit.



management humiliation relation manager managé

Innoculation managériale de la culture vénale


La propagande lucrative permanente incite notre psychisme à la vénalité. Plutot que la satisfaction de nos idéaux, nous choisissons la satisfaction de nos futils caprices. Nos désirs sont davantage suggérés par les modèles de vie mis en scène par tous les médias que par nos propres inspirations. L’idéologie que fabrique l'affairisme de l’entreprise et du spectacle consiste à accorder plus d’importance à la réussite individuelle, au luxe et à l’adaptabilité qu’à l’amitié la liberté et la réflexion.


forêt antennes

L'effet combiné de la propagande, de la fascination et de l'arrangement opére à une crise des valeurs morales. Le sujet n'a plus l'autonomie nécessaire à la construction de sa philosophie. Il cède en échange d'illusion ou d'argent, au mépris des règles du bien vivre parmi ses convives. L'avilissement spirituel qui en résulte est un facteur favorable à une débandade du sens des responsabilités. Submergé par l’assaut de milliers de discours et d’images virtuelles notre sensibilité est contaminée à notre insu. Cette contamination n'est pas sans conséquence sur notre affect. Le premier symptôme est l'adoption par notre esprit d'un état où la vie n'a de signification que dans la jouissance immédiate par l'adaptation et la consommation. La culture qui s’impose abîme notre lucidité et notre sens des responsabilités. Elle nous incite à fausser la hiérarchie de nos besoins. Tandis que nous ne prenons pas le temps d'identifier nos véritables besoins, on nous allèche avec des objets qu'on associe à nos pulsions. Les objets coûteux peuvent alors nous paraître susceptibles de satisfaire des besoins que nous comprenons mal. Nous cherchons dans le monde matériel ce que nous ne pouvons trouver que sur le plan psychologique. La publicité existe parce que nous sommes influençables. Le véhicule tout terrain devient la liberté, le téléphone devient l’amitié, la télévision remplace la réflexion, et la voiture remplace l’activité sexuelle. La civilisation actuelle ne nous invite jamais aux plaisirs authentiques des activités saines. Jouer avec un enfant, se promener à bicyclette avec un ami, méditer l’après midi au soleil, manger du fromage frais non industriel, faire son jardin, son pain. La vie simple ne correspond pas aux conditions de fonctionnement d'un système basé sur des règles purement commerciales, alors on nous explique sans rougir que l’acquisition d’un bien désiré est en lien avec notre bonheur. On nous persuade que les projets d'achats et les endettements qu’on échafaude sont créateurs de conditions propices au bonheur. Est-ce exact ? *réponse : chapitre "gagner l'indépendance - connaitre ses valeurs"

c'est les moutons qu'on marqueOn nous couvre de marques. Les marques qui a l'origine ne sont destinées que pour les bestiaux. En effet, on marque les moutons pour les reconnaitre... On nous traite tour à tour de clients à fidéliser, de consommateurs, de managers performants, de stars, de golden boys, d’actionnaires, de téléspectateurs, de chômeurs, de concurrents, valeur marchande, élèment performant, acteur méritant, vecteur de réussite, manager dynamique, proche du pouvoir, tête complaisante, chasseur d'élite, beau parleur, décideur élégant, pièce adaptable, veilleur d'opinion, etc.. Ce modèle au service de la rationnalité commerciale est catastrophique. Il nous coupe en morceaux. Il souffre d’anti-culture, de marchandisation de la vie et de boulimie marketing. Il nous incite à croire qu’une croissance infinie serait possible sur une planète où les ressources sont limitées. Il est manipulation. Son système incite à l'arnaque. Il spécule sur le coût de la vie des gens. Pour s’étendre et se renforcer, il s’est débarrassé de tout ce qui pouvait le séparer du fonctionnement global de la société. Aujourd’hui, le capital est la société. N’étant plus repérable, il n’est plus justifiable. IL EST ! Il est cupidité érigée en dogme et absence de scrupule. Il est le système qui ne laisse aucune possibilité d’existence aux idées qui ne correspondent pas aux conditions de son fonctionnement. Il est caméléon. Le monde veut du vert... Le capitalisme devient vert. Intoxications, malnutritions, catastrophes industrielles, guerres, crimes mafieux, etc., tous les morts que l’organisation de la loi marchande a sacrifiés, ne sont comptés que pour ce qu’ils coûtent, à la croissance potentielle qu'ils peuvent créer, afin que le bien triomphe. Et tous ce qui reste d’insoumis à ce système aura tendance, tôt ou tard à devenir un crime contre lui car, aujourd'hui, ce système est le besoin irrépressible de tous les avilis qu’il exploite, qu'il manipule, qu'il arrange ou qu'il fascine…


AFFAIRISME PREDATEUR
NOUVELLE FORME DE FASCISME




Le management  affairiste de la société impulsé par les gourous du bissness consiste à étendre la culture d'entreprise capitaliste et la logique des affaires au nom du développement économique, dans des activités où le chiffre d'affaire n'est humainement pas la priorité. Actuellement, surfant sur la vague de la marchandisation du travail, des hommes, de la nature et de la monnaie, les puissants détournent les dispositifs au service des gens pour les rendre rentables. Par exemples, la solidarité autour des régimes de retraite est versée en paturage aux travers des fonds de pension. L'éducation est de moins en moins accéssible aux étudiants issue de milieu modestes. Les médicaments, les soins, l'énergie et toutes les activités de première nécessité sont l'occasion d'un commerce de moins en moins équitable.

Devenue à la mode grâce à une ligne publicitaire séduisante, utilisant les ressorts de l'arrangement et de la fascination cette idéologie à peine limitée par quelques faibles contre pouvoirs, intégrée et propagée par tous les grands médias consensuels et séduisants, s'introduit dans toutes les sphères (publiques et privées) du monde. Une sorte d'entreprise d'hypnose collective qui contraint chacun d'entre nous, en tout endroit, à tout moment et pour toutes activités, à l'acceptation de la rivalité et du traffic lucratif permanent comme seule règle. Un process qui tend à totalement modéliser la vie, comme une négation de la réalité et de l'intelligence humaine.


la bourse ou la vie


COMPRENDRE LA MANIPULATION


  • Individuellement
Ceux qui sont dans les positions les plus fortes ont la capacité de s'emparer d'une bonne part des bénéfices des systèmes de redistribution. Avec la libre circulation des marchandises et des capitaux, les plus grands dirigeants deviennent les plus grands arnaqueurs, n'ayant plus de compte à rendre à personne. Et oui, les poux de la société peuvent profiter tant qu'ils veulent et, en même temps, fuir les cotisations sociales ou fiscales. Du côté des parasités, chaque personne est réduite à une valeur marchande. Ce qui impose à l'individu peu fortuné, une négoce permanente des besoins élèmentaires de sa vie. Outre l'indécence des possessions excéssives qu'elle offre à la minorité des gros possédants, la honte de la misère et de la privation d'autonomie qu'elle apporte à la majorité, cette malsaine transaction contraint chacun à accorder plus d’importance à la réussite individuelle, au luxe et à l’adaptabilité qu’à l’amitié la liberté et la justesse. Dans cette période de fort déséquilibre, la propagation du virus du management par les affaires nous mène vers un des sorts les moins désirables pour la plupart d'entre nous.
  • Collectivement
En France, la constitution dit que le peuple est souverrain. Ce qui veut dire en théorie que la population est sensée choisir les organisations collectives de la nation. A voir la décadence de notre pays (avancée de la misère, augmentation des inégalités, dégradation de la sécurité sociale, décomposition du tissu industriel, recul des libertés, augmentation de la violence policière et délinquante, diminution des politiques de prévention, tension concurrentielle exacerbée, intensification des pressions productiviste, y compris dans des domaines où la productivité est un non sens, etc.), on en arrive à ce demander s'il n'y a pas une erreur quelque part. Oui, les opinions majoritaires, sous l'effet de la croyance, de la résignation, de l'hypnose collective et du clientélisme ne sont pas affranchies. Une fois formatés, manipulés, les citoyens se changent en sujets. Et tout sujet n'a plus l'autonomie nécessaire à la construction de sa propre philosophie. Il renonce à son sens des responsabilité en échange d'illusion ou d'argent, au mépris des règles du bien vivre parmi ses convives. Le sujet optent pour des opinions issue d'un état d'esprit non émancipés. La marchandisation s'est accompagnée d'un malaise propice à la déprime et à l'intolérence. Ainsi le sens commun ne prend pas en compte la réalité et opère souvent, sous l'effet de la croyance, de la résignation, de la subjugation collective et du clientélisme. Les opinions majoritaires, à l'image de l'affairisme prédateur s'accomode de ce fascisme non sans angoisse, d'où l'engouement pour la répression et la sécurisation à outrance. L'offre des partis politiques semble assez variée. Toutefois, à part quelques minoritaires sérieux et sincères, les partis cèdent à la tentation de rejoindre la dangeureuse rationalité du management du monde, s'imprégnant de la culture agitée et à cours terme de l'entreprise capitaliste. Ils se font démagos, racoleurs et plutot indécents car ils misent sur la manipulation publicitaire et le sens du spectacle pour attirer l'électeur.

Préalablement contaminés, pollués, avilis, l'ensemble des electeurs opère par fascination et arrangement tandis que les abstentionistes se maintiennent dans leurs déprimes et ne participent pas au débat. Pour la plupart de ceux qui votent, tout se passe comme si un seul slogan suffisait à déclencher en eux engouement ou dégout. La démocratie demeure dans l'enfance et se nourrit de clientélisme et de paternalisme.
On vote dans l'espoir de s'assurer la protection de sa petite situation que l'on estime honorable. Et on vote aussi par tradition, pour la belle cravate, pour le beau discours, pour les dents blanches. C'est la tragédie de la démocratie qui renouvelle encore son immaturité et sa panique collective.






souplesse et liberté


GAGNER L'INDEPENDANCE







  • Radicaliser ses positions
Extrait de la déclaration de philadelphie adoptée par l'Organisation Internationale du travail le 10 mai 1944 : "Le but central de toute politique locale, régionale, nationale ou internationale doit-être la justice sociale. Le travail ne doit pas être une marchandise. La pauvreté, où qu'elle existe constitue un danger pour la prospérité de tous. Tous les êtres humains ont le droit de poursuivre leur progrés matériel et spirituel dans la liberté, la dignité, la sécurité économique et avec des chances égales. La réalisation des conditions permettant d'aboutir à ce résultat doit constituer le but central de toutes démocratie".

Il semble que toutes les démocraties ont échoué. Un échec dont les effets ne cessent de s'amplifier au point que l'attachement à la servitude s'est substitué au désir d'émancipation et de liberté. La seule issue consiste à supprimer radicalement les sources psychologiques de toutes les soumissions. Il est question ici d'une radicalité émancipatrice qui mette en cause le sens commun actuel pour opérer à une métamorphose de l'état d'esprit vers un état d'humain plus résistant.
Il s'agit pour chacun de ne pas se laisser polluer par la croyance, l'accablement, la résignation, la fascination, la déprime et l'hypnose collective afin de tendre vers l'autonomie intellectuelle de chaque citoyen, nécessaire à toute démocratie.

La misère spirituelle doit disparaitre. Cessons de soutenir des prestiges insoutenables. Nous devons ne plus accepter de considérer que des lois , comme la loi de marché, soient classée intouchable parce que, soi disant, au dessus de tout. Une loi doit par essence représenter le bien commun et transcender donc l'intérêt individuel et non l'inverse. Si la loi du marché qui ne prône que la concurrence libre et non faussée sans aucune autre limitation met en péril la philosophie de la législation, alors c'est qu'elle ne suffit pas pour régir le monde sainement... Pour en finir avec la honte, l'action politique des états doit non seulement permettre de produire et d'acheter mais aussi d'accroitre le bonheur des citoyens en ayant pour principal objectif de réduire les inégalités et d'augmenter la qualité de vie. Et s'ils ne le font pas, c'est que nous n'avons pas choisi les bons états. Dans ce cas, il ne reste plus qu'à changer les états...
  • Se meler de ce qui nous regarde
Face à la situation, qui nous montre à quel point la justice sociale se meurt, chacun à le choix : accepter ce qui est en place ou souhaiter une nouvelle organisation. Les droits et les devoirs incombent à tous. Chacun en est comptable au travers de l'organisation. C'est pourquoi il s'agit, pour chacun d'entre nous, de réinvestir la dimension organisationnelle et les processus décisionnels. Nous sommes sous le reigne de l'empire de l'individualisme et de la honte. "A celui qui a, il est beaucoup donné et il vit dans la surabondance, mais à celui qui n'a rien, tout est pris, même le peu qu'il possède." Nous avons trop longtemps laissé croire qu'il n'y aurait pas d'autres alternatives. Trop longtemps les pouvoirs nous ont saucissonné. A nous de replacer la répartition des richesse au sein du processus démocratique. A nous de commencer par vouloir reconstruire du qualitatif et du collectif.

Le culte très sélectif des gourous de la réussite individuelle et du luxe nous dirige vers l’impasse. Ayant tranformé toutes les activités de service public en activité rentables, les libéraux jubilent. Etant aujourd’hui adopté en tout point du globe, ce système de concentration des pouvoirs (il ne doit en rester qu'un) dévoile peu à peu les conditions injustes dans lesquelles il plonge pratiquement tous les individus. Chaque jour, il démontre son incapacité à créer les conditions pourtant indispensables à la dignité des êtres humains. Tandis que certains se retrouvent dans des situations intolérables de non droits, d'inexistence légale surexploités par des patrons véreux, Les richissimes biznessmans semblent être des profiteurs obscènes, hantés par le soucis de gagner toujours plus d’argent, afin de se payer les services qu’ils ne rendent jamais eux même. Est-ce une raison valable pour que cette hantise individualiste fasse la pluie et le beau temps sur la planète ?  Maintenant qu’il est partie intégrante du monde, ce système de domination permet à tous de le juger pour ce qu’il empêche d’être. Il est  urgent d’aborder une sérieuse expertise des fondations de notre société. Après cette longue fuite en avant vers les tentations suicidaires engendrées par l’esprit de compétition, chaque individu peut découvrir l’humanité. Longtemps accusé de maladroits et d’archaïques, les êtres humains sont encore vivants. Ils travaillent, nourrissent, abreuvent, traitent les déchets, fournissent l’énergie, éduquent, secourent les victimes, soignent les enfants, acheminent courriers et communications et construisent véhicules et maisons. Ils se savent concernés par la façon dont le système les traite.

Biensur qu'il faut des chefs. L'homme se dote de hiérarchie et de chefs du fait des nécessités naturelles qui s’imposent à toutes communautés. Cette dotation, si elle n'est pas qualifiée peut mener à des prises de décisions irrationnelles, ne tenant pas compte de toute la réalité humaine et entrainer vers des extrémités catastrophiques. Afin de ne pas tomber dans ces extrêmes, le chef doit se donner une légitimité qui aille bien au delà de celle de la nécessité. Par exemple, Un chef doit être choisi le plus démocratiquement possible. Il doit avoir des talents d'organisation, de coordination, de délégation, en lien étroit dans le temps et l'espace avec les activités sous sa responsabilité. Il doit au moins posséder toutes les compétances de ses subordonnées et, de plus, faire preuve de compétences supplèmentaires.

Le collectif est ingrat et présente beaucoup de sources de découragements. Rappelons nous que le collectif, ce n'est pas être toujours d'accord. C'est au contraire supporter le désaccord afin de ne pas tricher avec le réel. Le collectif à besoin de la tolérence. Le hold up de la marchandisation s'accompagne d'un malaise où la déprime et l'intolérence nous guette. C'est le moment de relever la tête. Un monde dénué de dimension collective est un monde victime de la disparition des espaces publics et à la merci des abus d'individualités. L'absence de public dans les activités humaines provoque les maladies liées à l'accumulation, à la désorganisation, au mépris, aux surcharges, aux parcellisations, à la méconnaissance et aux relations sociales dégradées. Melons nous de ce qui nous regarde. Veillons à mettre l'humain (et donc l'activité humaine, le travail), la nature et la monnaie sous une réelle protection juridique construite et soutenue par la dimension collective.

Ne laissons plus le monde nous percuter. Toutes les activités doivent nous respecter. Les abus de pouvoir, les excès dans la course à la maximalisation de profit doivent être sanctionnés. Les délocalisation de site rentables sont des délits à l'encontre de la nation. Comme les permis de conduire, instaurons les permis de gouverner (le pays, la région, le département, l'entreprise). Décrétons un permis à point obligatoire pour les responsables.

Pour que le public puisse interagir avec le monde, il doit commencer par se détacher des croyances et de la culture prémachée pulsées par les grands groupes et reprises en coeur par les institutions publiques et religieuses, les mass médias et le système éducatif. Les individus doivent apprendre à S'AFFRANCHIR de la servitude spirituelle et matérielle dans laquelle ils sont plongés. Mater la tyrannie de notre société de consommation, c'est accorder plus d'importance à l'amitié, la liberté et la réflexion qu'à la réussite individuelle, au luxe et à l'adaptabilité. Mater la violence du monde du chacun pour soi et du commerce pour tous, c'est d'abord adopter le regard neuf et critique qui rend capable de savoir comment on construit la paix. Toutefois, la conquête de la liberté est une ambition qui demande du courage. Mais c'est aussi le minimum pour donner à l'humanité la dignité qui lui revient. Et cela commence par la responsabilité de s'informer et la volonté de voir les choses en face :

Reprenons la fierté qui nous a été subtilisée. Adoptons une position radicale face au monde magouilleur. Cessons de donner de l'importance à des dirigeants irresponsables. Brisons la mafia capitaliste et redistribuons les profits abusifs de quelques individus. Trop longtemps l'humanité s'est soumise aux lois décadentes du libéralisme. Trop longtemps l'humanité a laissé brader les nations. Par nos prochains votes, par nos prises de positions, mettons l'économie à sa place. Choisissons une politique de partage et de respect. Mettons enfin l’économie au service de l'humain et de la planète. Le peuple doit prendre sa place dans toutes les instances décisionnelles de notre société. Le peuple doit notamment être représenté dans tous les conseil d'administration des entreprises.
  • Prioriser la santé

Que peut on faire de ce monde qui ne respecte pas le monde. N'est respectable que ce qui fait preuve de respect. La vénalité a toujours pollué le monde et entraine un lien social perverti. En réalité, la perspective de la construction d’un monde supportable ne tient que si elle intègre que le bien être de chacun passe obligatoirement par le bien être de tous. Ce ne peut-être qu'avec une démarche active et solidaire que peuvent exister les conditions de l'épanouissement et la protection contre les aléas de la vie.

Adoptée par l’OMS en 1946, la définition de la santé indique que « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Une société qui apporte la santé est une société qui permet à chacun de développer harmonieusement sa personnalité et de participer de manière constructive à la vie sociale. C'est pourquoi il est impérieux de faire disparaître toutes les discriminations. Lorsqu'un pouvoir diminue les droits d'une partie, cela tend toujours à rabaisser les droits de toute la population. C'est pourquoi, parmi le peuple, les citoyens doivent apprendre à se soutenir plutôt qu'à se placer en concurents et en rivaux. Il s'agit de remplacer la suspicion par la bienveillance. La solidarité ne doit pas rester qu'un voeux pieux et doit être une forme d'opportunisme pour la santé de tous sans exception.

  • Connaître les valeurs

L'antidote au mal consiste d'abord a mieux connaitre nos valeurs. Il s'agit pour chacun, non pas de se laisser dicter le sens de la vie par d'autres mais de découvrir par nous même ce qui à du sens pour nous même. A travers le filtre de la raison, les vrais besoins paraîssent différents du vague désir initial. Identifier de façon systématique les causes nécessaires et suffisantes à une vie agréable est la seule manière qui puisse nous permettre d’atténuer les turpitudes des magnats du marché.


Classement des Besoins selon Epicure :

Besoins nécessaires : Amis pour apprécier et être apprécié - Liberté faite d’une vie simple permettant l’indépendance - Réflexion apportant l’analyse des sources d’anxiétés - Nourriture - Logement et moyens sanitaires (eau, wc, douche, chauffage, éclairage) - Habits

Besoins secondaires : Accès à la culture - Moyens de communication - Moyens de transport

Désirs superflus : Serviteurs - Luxe – Grande propriété – Autre forme de surabondance - Gloire - Pouvoir.



dictature marchande

RETOUR DES VALEURS HUMAINES :
LE DEMANAGEMENT ( LIBERER LE MONDE DU MANAGEMENT
)





ndlr : la suite plus tard, quand j'aurais un moment...